Du web classique vers le cloud computing (quatre)

La série d’article d’un site web vers le cloud computing se concentre sur les besoins des entreprises, sur les bonnes pratiques pour construire un site web et les besoins pour maintenir des sites existants.

Tout au long de cet article, je vais continuer l’exploration du monde « cloud computing », et de la création de site web. Le cheminement de l’article va nous conduire vers des nouvelles frontières dans la gestion des projets web, vers des problématiques complexes de sauvegarde, de site pilote, de reprise d’activité après un incident.

Pour illustrer, les problématiques dont je vais parler tout au long de cet article. Je vais repartir du projet de site de commerce en ligne. Je suis une entreprise de taille moyenne, je dispose de 3 équipes dédiées à la création du site web. Je dispose de 3 environnements, un environnement de développement, un environnement de recette et un environnement de production.

Le site pilote

Lorsqu’il y a un nombre important d’utilisateur sur un site web, les directions et les responsables informatique décident (parfois) d’ouvrir en production un site pilote pour un nombre d’utilisateur restreint. On teste en grandeur nature, le fonctionnement d’une nouvelle version du site, l’impact d’une modification, d’une amélioration ou d’une évolution. Cette étape permet d’obtenir des retours (feedback) sur l’expérience utilisateur, d’affiner les réglages, les traitements divers, et aussi de tester les mécanismes de montée en charge.

Le site pilote s’adresse dans un premier temps à de 0% à 5% de la population des utilisateurs. Les autres utilisateurs continuent de travailler sur l’ancien site web. L’idée autour du site pilote, est simple, elle permet de tester et de valider les concepts, d’ajuster le tir, et ensuite de généraliser.

A partir des constats du site pilote, plusieurs hypothèses peuvent être poser :

  • basculer progressivement la population des utilisateurs,
  • faire un big bang,
  • ne rien faire,
  • ajuster le tir.

Cette opération, n’est pas aussi simple que cela le laisse présager. La création d’un site pilote demande la construction d’un site de production bis, le cloisonnement des données de production réelles , avec les données du site pilote, et ainsi de suite.

Construction d'un site pilote

Je vous propose un petit schéma pour illustrer le propos. Je tiens à rester simple pour l’instant. Nous reviendrons dans un prochain article sur la complexité de mise en œuvre et aussi les solutions liées aux technologies du cloud computing.

La gestion des sauvegardes

La gestion des sauvegardes informatique est une notion simple liée à l’activité d’une entreprise. Elle consiste à mettre de côté une copie, à sauvegarder les données informatiques utiles et sensibles d’une entreprise à un instant donné.

La sauvegarde (backup en anglais) est l’opération qui consiste à dupliquer et à mettre en sécurité les données contenues dans un système informatique. (wikipédia).

Il existe divers types de sauvegarde, la sauvegarde complète, la sauvegarde incrémentale,  la sauvegarde différentielle, l’archivage, etc.  Je vous invite à lire l’article Wikipédia, qui explique très bien les divers type de sauvegarde.

Le corollaire de la sauvegarde, c’est la restauration. L’unique moyen de vérifier le bon fonctionnement d’une sauvegarde est de faire une restauration !. Nous avons souvent des surprises lors de la restauration.

La gestion des sauvegardes peut être liée à une activité de l’entreprise, à un besoin, à une réglementation administrative ou fiscale.

Repartition de la sauvegarde

Qu’est ce qu’une entreprise sauvegarde autour d’un site web ?

C’est la bonne question à poser. Dans un site web, un bon 95% des données sont stockées actuellement dans les bases de données. Les 5 % restants sont liés au logiciel installé, et à des fichiers externes ( des images, des ressources CSS, des fichiers PDF, etc ).  La majorité des sauvegardes est réalisée autour de la base de données de production.

Les entreprises mettent en place des systèmes de sauvegarde pour les environnements de développement, de tests, de recettes. Elles créent des jeux de données, de tests , pour vérifier le bon fonctionnement des programmes. Elle accentue les sauvegardes sur les parties sensibles des diverses phases. Dans les environnements de développement, on sauvegarde de préférence les différentes versions de logiciel, et des jeux de données mineurs. Dans les environnements de recette, on focalise l’attention sur une version du logiciel et un jeu de données de test et ou un jeu de données quasi production ( très souvent il s’agit d’une recopie de la production).

SauvegardeComment on sauvegarde ?

Les entreprises déploient un logiciel (un démon) sur tous les serveurs à sauvegarder. Toutes les nuits, ou à intervalle régulier, le serveur de sauvegarde se connecte sur les machines, il appelle le satellite de sauvegarde (le démon) et lance la sauvegarde.  La restauration des données effectue le même chemin. Les données sont stockées sur des baies de sauvegarde.

La reprise d’activité

Au delà de la gestion des sauvegardes, les entreprises doivent faire face à des risques d’incidents informatique graves, d’incendie, de dégâts des eaux, de corruption des données ou d’indisponibilité totale ou partielle de leur informatique. Pour une entreprise la perte d’activité informatique se chiffre en perte de capital, elle doit mettre en œuvre un plan de reprise d’activité (ou PRA). L’image d’une entreprise est de plus en plus sensible aux variations et incidents de leur système informatique.

Le plan de reprise d’activité est un plan de sécurisation de l’informatique d’une entreprise. Il se traduit le plus souvent par la mise en d’un ou de plusieurs site de secours. En cas d’indisponibilité d’un site web, les traitements, les données sont basculées vers le site de secours.  Les banques, les assurances, les grandes entreprises sont contraintes de mettre en place des solutions de reprise d’activité.

Site de secours

La mise en place d’un site de secours demande la mise en place de procédure de recopie et de backup des données, de synchronisation des données, d’ouverture de flux vers les divers acteurs internes et externes au site web. Le site de secours n’est pas à 100% l’équivalent du site de production principale, par contre il se doit de pouvoir tenir la charge , et être exhaustif.

Suite ..

Dans cet article, nous avons vu 3 notions importantes autour des sites web, le site pilote, la sauvegarde des données, et la reprise de l’activité.  Dans le prochain article, je propose de regarder ces divers points autour des solutions cloud computing. Nous allons regarder l’apport de l’architecture, de l’infrastructure, de la partie logicielle cloud computing sur le sujet.

A propos Duarte TERENCIO

Chef de projet et Architecte J2EE - Portail d'entreprise - Cloud computing Vous trouverez plus d'information sur la page "Me contacter"
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2 commentaires pour Du web classique vers le cloud computing (quatre)

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