Comment construire un cloud computing privé ?

Nuage cloud computing

Nuage cloud computing

Beaucoup de grandes et moyennes entreprises se sont lancées dans la construction de solution de cloud computing privé. Elles ont réussi à construire des environnements et des plateformes virtualisées, elles ont investi dans des techniques souvent coûteuses. Puis, elles ont souvent stoppé les travaux à mi parcours, pour des problèmes de rentabilité, à cause d’impasse technique, à cause de changement de priorité, de politique, et aussi à cause de promesse non tenue. N’est pas cloud computing qui veut.

La course vers le cloud computing privé est un parcours du combattant, avec beaucoup d’obstacles, de chemins de traverse et aussi des difficultés insurmontables. C’est une course de plus en plus nécessaire pour les entreprises, tout le monde vise le zéro défaut, l’informatique disponible tout le temps, le DevOps.

Les  entreprises doivent faire des choix techniques, construire depuis quasiment zéro des solutions d’avenir, bâtir une informatique agile dans le temps et hybride. Le challenge est de construire une solution paramétrable et qui s’adapte aux futurs besoins de l’entreprise.

La première question qui me vient en tête :

Qu’est ce qui plaît tant dans le cloud computing privé ?

Il y a plusieurs raisons, je vais commencer par le besoin narcissique, la propriété, j’ai ma propre solution, je suis indépendant, je suis grand, je maîtrise ce que je fait, je contrôle mes coûts et je sais répondre à mes utilisateurs, à mes clients. J’ai une informatique modulable, customisable (construite en fonction des besoins) à volonté et aussi agile. Elle fait tout, toute seule comme une grande. Le problème de la sécurité ne se pose pas, car je suis chez moi.

Si l’on regarde avec un loupe grossissante, de beaucoup plus près, il y a une logique industrielle implacable et aussi imparable. Il y a une pression de plus en plus importantes de la part des utilisateurs, de la part des clients. Cette pression est liée en bonne partie à la mobilité et la consommation de l’informatique partout.

Il y a quatre grandes raisons d’aller vers le cloud computing privé :

  1. Le dev / test   : Livrer le plus vite possible les environnements
  2. L’intégration continue : Pousser les programmes le plus vite possible en production ( on parle de devops – time to deliver et aussi de time to value )
  3. Faire de la performance : On teste une application, on exécute un traitement sans contrainte, on utilise de la puissance de calcul.
  4. Le bac à sable de transition : On cherche à répondre à la question, Faut il aller vers le cloud computing ? Quoi et Comment ?

Nous arrivons très vite devant le mantra prix, coût, délai, plaisir . La quête du cloud computing privé répond à ce mantra. Le cloud computing est en train de siphonner les applications candidates du système d’information. Nous sommes au tout début de la vague.

En regardant de beaucoup plus près, il y a énormément de réflexion, de but à atteindre derrière la construction d’un cloud computing privé. Je vais en citer 2 qui me semblent, les plus importantes, la livraison des applications le plus vite possible en production et aussi le plan de reprise d’activité et le plan de continuité d’activité (PRA – PCA). Il y a en à d’autres, que je regroupe dans le tableau ci-dessous.

A venir.

Pourquoi le cloud computing privé hybride ne fonctionne pas dans les entreprises ?

La premier raison est simple , le cloud computing, ce n’est pas la fourniture d’une VM (machine virtuelle). Les utilisateurs attendent un service plus étoffé, une gestion des erreurs, un encadrement avec des bonnes pratiques, un système de sauvegarde et aussi de l’humain.

Pour réussir la mise en place d’un cloud computing, il faut mettre en place un certain nombre d’outil, des briques ITIL. la gestion des configurations, la gestion des incidents et des problèmes, la gestion des ressources et ainsi de suite. Il faut mettre en place des normes de nommage, des nomenclatures et aussi définir des contrats de service (SLA).

Il faut centraliser des informations pertinentes, la sécurité, la description des machines, des informations sur les utilisateurs, etc. Je constate très souvent une perte d’information, de documentation technique et logicielle dans les entreprises. Nous avons plusieurs systèmes de GED (gestion électronique de documentation), plusieurs répertoires, plusieurs fichiers et pas de consolidation de l’information, et ou pas l’information que l’on souhaite.

Le cloud computing est en train de devenir la mémoire de l’entreprise.

Pour beaucoup, le cloud computing stocke les photos, les images, les souvenirs, les musiques. C’est une mémoire des vies.

Quelles sont les étapes pour construire un cloud computing privé hybride ?

Nous allons commencer par regarder de plus près, les besoins réels pour construire une solution évolutive et résiliente. Le mot évolutive est le plus important. Les mécanismes de construction d’une solution cloud computing hybride sont complexes. Il faut créer un outillage qui permet l’élasticité.

Le cloud computing c’est l’automatisation et l’orchestration.

Il repose sur l’assemblage de plusieurs couches logicielles et techniques, et sur de la glue (la colle entre les divers composants, les diverses couches). La glue entre les composants est la matière la plus complexe à mettre en œuvre, car elle demande beaucoup de paramétrage.

Pour prendre un image, le cloud computing c’est de l’usinage, il faut régler la machine, pour produire un type de pièce, il faut contrôler, vérifier et mesurer qu’il n’y a pas d’écart par rapport aux souhaits. Il faut pouvoir produire des pièces toujours plus agréables à utiliser. Il faut aussi investir en recherche, faire évoluer les moules. C’est un renouveau du métier d’intégrateur de solutions qui se met en place.

Je propose de commencer par étudier les besoins primaires d’une usines à cloud computing hybride, une première marche, la construction des environnements d’exécution.

La présence de l’humain

une salle machine

Une allée dans une salle machine dans un datacenter

Contrairement à ce que l’on pense, l’humain est présent dans la chaîne de construction. Il installe les machines dans les salles machines, il alimente les machines (électricité), il configure le réseau d’exploitation des machines, il ajoute des composants vitaux sur les infrastructures, sur les entrées de salle blanche. Les composants vitaux sont doublés pour répondre aux problèmes de panne (électrique, matériel, surchauffe, etc). Les opérations humaines sont limitées au maximum, les machines sont de plus en plus intelligentes et communique logiciellement un état de santé. A partir du moment, ou les machines sont interconnectées entre elles, les opérations deviennent de plus en plus logiciel, et donc de plus en plus informatique.

Nous entrons dans le vif du sujet. Nous avons une grande salle, avec des grosses machines interconnectés, des baies de stockage, des routeurs filaires et des routeurs logicielles, du CPU, de la Mémoire et des Disques. Nous avons un réseau d’administration des machines, qui nous fournit un état de santé des machines, des composants, et qui nous permet de nous connecter à chaque machine. Il manque la partie logicielle, système d’exploitation et serveur d’application.

Pour construire, notre solution de cloud computing privé hybride, nous avons les besoins suivants , pour chaque environnement d’exécution :

En entrée

  • de matériel, de puissance machine (cpu), de disques, de mémoire et de réseaux,
  • de logiciel ( système d’exploitation, serveur d’application, etc ).
  • d’une machine, d’un cerveau de contrôle pour construire, dimensionner, mettre à disposition logiciellement les différents éléments,
  • d’une grammaire, d’un langage permettant de piloter le cerveau de contrôle,
  • un point d’entrée, pour formaliser les besoins utilisateur et les convertir en espace machine.

Nous avons en sortie

  • les environnements d’exécution,
  • la documentation pour utiliser les environnements,
  • un coût de construction,
  • un coût d’utilisation,
  • des services annexes

Je commence à mettre le doigt sur la magie cloud. 

Le cerveau de contrôle

Le cerveau de contrôle est un automate, un robot qui s’occupe de la construction des environnements. En faits, le cerveau de contrôle est un programme informatique qui installe, désinstalle, configure les différents éléments d’une environnement d’exécution et qui vérifie la bonne installation, le bon fonctionnement. C’est le cœur du fonctionnement du cloud computing, et la partie la plus complexe à mettre en œuvre. C’est le chef d’orquestre.

Nous avons un soucis majeur, le facteur humain, les réglages de dernières minutes, la gestion des configurations. Par exemple pour faire fonctionner un logiciel, nous avons besoin de mettre a jour les paramètres de cache d’une base de donnée. L’ajout d’un paramètre modifie la configuration de l’environnement, et ainsi de suite.

Dans notre exemple, il s’agit d’une petite évolution, d’une petite retouche. Cette retouche, plus une autre, plus une autre transforme modifie l’environnement d’exécution.

Le maitre mot du cerveau contrôle est la duplication et la gestion de configuration. Il reproduit la configuration qui trouve dans une grammaire. Si par exemple on lui dit d’installer A et B, il installe A, puis B. Par contre il n’installe pas A’ ( l’environnement A avec une petite modification). Nous allons poursuivre avec la grammaire.

La grammaire

La grammaire est plus complexe. Chaque entreprise du cloud computing, ou travaillant autour des problématiques du cloud computing a cherché à construire un nomenclature, un grammaire pour décrire les besoins (mémoire, cpu, disque, etc..) de son environnement d’exécution. Le champs de bataille a été vaste, les grands opérateurs (IBM, HP, VMware, etc), les grands intégrateurs de matériels, de machines ont décidé de créer un langage commun, une grammaire commune est en train naître OpenStack.

A partir de la, les grands constructeur de matériel ont décidé de rendre leur machines, leur outils compatibles OpenStack. La création d’un cloud computing privé devient de ce fait beaucoup plus simple, à condition de ne pas réinventé la roue.

OpenStack est un projet informatique de service d’infrastructure (Infrastructure as a Service (IaaS)) du domaine du cloud computing, mené par la Fondation Openstack.

La fondation Openstack est une organisation non-commerciale qui a pour but de promouvoir le projet Openstack ainsi que de protéger et d’aider les développeurs et toute la communauté Openstack1.
Beaucoup d’entreprises ont rejoint la fondation Openstack. Parmi celles-ci on retrouve : Canonical, Red Hat, SUSE Linux, AT&T, Cisco, Dell, HP, IBM, Yahoo!.2, Oracle3.

  • En juillet 2010, Rackspace Hosting et la NASA ont lancé conjointement un nouveau projet open source dans le domaine du cloud computing sous le nom d’OpenStack4.
  • L’objectif du projet OpenStack est de permettre à toute organisation de créer et d’offrir des services de cloud computing en utilisant du matériel standard.

(source wiki)

Le point d’entrée .

A quoi ressemble un point d’entrée ? Pour moi, le point d’entrée est humain. Il n’y a que l’humain qui soit capable de proposer des nouveaux entrants, des nouveaux choix techniques et qui soit à même de comprendre la complexité des systèmes d’informations existants, les diverses briques logicielles. Il est le seul capable de réfléchir, de proposer de nouvelles solutions et in finé de baisser les coûts.

A partir de la, il est possible de créer un site web, un portail d’entreprise, une liste de choix, pour proposer des solutions sur étagère rapidement, des briques pré-fabriquées, usinées à façon et dans un but bien précis. Il faut communiquer sur les caractéristiques des briques et sur les possibilités.

Le portail, le site web est un outil pour centraliser les besoins, pour maitriser les configurations et aussi pour paramétrer le cerveau de contrôle. Le portail permet de standardiser les demandes, de créer de la duplication.

Nous arrivons très vite à la loi de Pareto, le 20 80. Le portail répond très bien dans 80 % des cas,  le cerveau contrôle créer les environnements d’exécution très vite. Par contre, il est incapable de traiter les 20% des cas complexes ou nouveaux.

A partir du moment, ou un environnement d’exécution existe, il faut le nourrir, l’alimenter,  l’accompagner et aussi mettre en place des actions correctives, mettre en place des processus tout au long de la durée de vie, mettre en place des mise à jour et aussi créer un dialogue avec les utilisateurs. Il faut fournir une documentation de livraison de  l’environnement, il faut mettre en œuvre une politique de sécurité, un politique de sauvegarde, des bonnes pratique d’usage, de sauvegarde et d’utilisation.

Le service autour des environnements d’exécution est primordial, pour de nombreuses raisons. Il est plus important que la création des environnements, car il dure beaucoup plus longtemps, c’est un actif stratégique dans les entreprises.

Il faut mettre en place une boucle d’amélioration des processus, augmenter les capacités du cerveau contrôle à produire, la gestion des configurations, mettre en place des processus de maitrise et de consolidation de l’existant et ainsi de suite. Le cloud computing privé est un mécano complexe, qui a besoin d’huile de coude pour tourner.

Existe t’il des solutions clé en main, prés à l’emploi ?

C’est une vrai question ? Quelle prix coute une solution clé en main et ensuite pour combien de temps ?

Je vais tenté un réponse en mi-teinte. Nous avons de plus en plus de solution pour construire des environnements d’exécution. Il existe de plus en plus de machine autonomes, de cerveau de contrôle. Les logiciels de chaque éditeurs sont de plus en plus silencieux, c’est a dire qu’il s’installe de plus en plus en ligne de commande. Ils répondent de plus en plus à la grammaire OpenStack.

De l’autre coté, la complexité, l’enchevêtrement des infrastructures, des architectures grandis, et nous avons besoin de plus en plus d’experts techniques hyper pointu pour les définir, les mettre en place. Il faut penser communication, sécurité, historique, traitement, avoir un esprit ouvert et aussi penser coordination.

Le cloud computing privé hybride demande des hommes chef d’orquestre, avec un bon niveau d’abstraction, capable de comprendre les besoins des utilisateurs, politiquement correcte, capable d’expliquer pourquoi la solution envisager n’est pas bonne et capable de mettre en place les solutions simples.

Une qualité qui me semble important, c’est dire non à l’openbar, être capable de dire non, et aussi être capable de dire à un utilisateur, un responsable comment il peux se passer de son environnement. C’est pas à la porté de tous.

Le rôle du chef d’orquestre, c’est de la coordination, du relationnelle, c’est une vision d’ensemble.

Nous avons vu la premier marche vers le cloud computing. Il est faux de penser à un seul cloud computing dans une entreprise, à une frontière entre le cloud computing privé et le cloud computing public. Le métier de l’intégrateur est en train d’évoluer.

PS : En parcourant le web, je suis tombé sur :

Spécialiste cloudstack

Spécialiste cloudstack

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A propos Duarte TERENCIO

Chef de projet et Architecte J2EE - Portail d'entreprise - Cloud computing Vous trouverez plus d'information sur la page "Me contacter"
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2 commentaires pour Comment construire un cloud computing privé ?

  1. Ivision Cloud dit :

    Bonjour,
    Bravo pour cet article d’une grande qualité sur le Cloud public, privé et hybride. Tandis que l’hybridation rencontre des freins qui sont avant tout psychologiques, le Cloud hybride devient de plus en plus une réalité dans les entreprises. Cela provoque un bouleversement d’autant plus important qu’il ne s’agit pas d’une simple évolution de l’orchestration de ressources technologiques, mais bien d’une évolution de l’orchestration des processus métiers de l’entreprise.

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