Du web classique vers le cloud computing (six)

J’ai décidé de reprendre la série d’article « du web classique vers le cloud computing », comme fil conducteur  pour écrire un article sur les microservices, sur le multi-canal et le digital. Depuis mon premier article en 2012 de nombreux changements importants sont apparus sur le web, sur la construction logicielle et sur l’agilité des systèmes d’information dans les entreprises.

Le système d’information d’une entreprise évolue en permanence et suit les besoins croissants de digitalisation de l’économie.

Je vous propose de faire un tour sur la partie service, et de voir l’évolution des architectures logicielles et l’articulation sur les infrastructures techniques et cloud.

Je vais repartir du schéma, que j’ai décris dans le précédents articles.

solution cloud computing - IAAS

Il représente l’infrastructure d’une entreprise en mode Cloud. Nous avons des bases de données, des serveurs de traitement, des partenaires, des sociétés externes et plusieurs sites, des flux et des notions de sécurité. Les clients consomment l’information dans les navigateurs internet .

Pour comprendre les enjeux de l’informatique, d’aujourd’hui et de demain, il faut penser digitalisation, « service », « usage » et aussi « application ».

A partir du schéma, ci dessus, je fais un ensemble de constat.

  • Le premier constat que je fais, c’est l’omniprésence du multi canal.

Les entreprises sont contraintes de proposer des versions logiciels des produits, pour les ordinateurs (PC-MAC), pour les tablettes et le Smartphone.  Elles doivent proposer des services adaptés pour chaque périphérique. La consommation de l’information, de la données devient de plus en plus digital.

Les utilisateurs demandent de plus en plus du cross canal. Ils souhaitent commencer la navigation à la maison, poursuivre dans leur téléphone, ensuite dans leur voiture.

Demain, nous aurons des entités intelligentes, des objets connectés , pour aider les utilisateurs dans leur choix, pour les aider.

  • Le deuxième constat : c’est l’émergence du microservice.
Evolution architecture J2EE

Evolution des architectures J2EE

La notion de microservice n’est pas vraiment nouvelle. par contre elle accompagne une tendance de plus en plus forte dans les entreprises. C’est a dire, on souhaite regrouper les données d’un produit, d’un utilisateur, d’un objet dans un seul est unique endroit, dans un référentiel unique.

L’informatique des entreprises a subit plusieurs vagues.

La premier vague

Dans un premier temps,  à l’époque du client serveur, nous avons eu la version, on crée un client différent dans chaque application. Le résultat à été , « on duplique les clients plusieurs fois. »

La deuxième vague

Nous sommes passé ensuite des applications client serveur vers les applications composées de service. Chaque application dispose d’information sur les clients. On fragmente, on segmente les applications en plusieurs petits morceaux. Les applications commencent à communiquer entre elles, avec des webservices et du SOAP.

Les entreprises investissent dans des EAI et de ESB.

De nombreuses entreprises, attaquent la deuxième vague, elles ont un parc informatique important, avec de mainframe, du cobol et chaque petite évolution demande de lourd investissement.

La troisième vague

La troisième vague est liée à REST.  Les entreprises ont lancé des investissements importants dans la mise en oeuvre des webservices. Elles ont investi dans des Bus de Service, sur les services de point a point, etc.

Le style de l’architecture REST bouleverse l’existant. Elle est plus simple à mettre en oeuvre. Il simplifie le fonctionnement.

La quatrième vague.

De nos jours, nous sommes à la quatrième vague on essaye de recoller les petits morceaux d’un système d’information pour obtenir des blocs homogènes, autonomes, les microservices .A partir du bloc « client », on décide de créer une commande, une facturation, de gérer la relation client. L’entreprise essaye de stabiliser les investissements autour de son SI et de se concentrer sur le cœur du métier.

Les entreprises ont crée plusieurs référentiels. On décide de créer un seul est unique client pour toutes les applications de l’entreprise.

Par la suite, on rattache les services externes à ce client, par exemple les licences, les produits, les questions ( help desk), les demandes de service, les bons de commande. Le microservice regroupe les informations pertinentes d’un client, et gère le cycle de vie d’un client.

Le besoin du microservice répond à ces nouveaux critères, la notion de centralisation, la possibilité d’avoir une vision 360, la possibilité de gérer des relations, et la baisse du cout d’exploitation. On manipule uniquement de la donnée pur. Il n’y a pas de couche de présentation.

La prochaine vague : Simplification / Automatisation / Sécurité

La prochaine vague est la vague la plus simple, on cherche à faire des traitements simples, efficaces. On créer le moins possible d’interdépendance, d’adhésion entre les composants.

On simplifie les traitements, l’extraction des données dans des mini services, on crée des small cloud computing, des micro serveurs.

Des entreprises migrent des serveurs d’application (weblogic, websphere) , vers des serveurs légers Tomcat, Docker vers du non frameworks. On utilise les librairies JAX-RS, les librairies J2EE de base. On utilise de plus en plus Node.js

La partie interface est déporté sur les clients, sur les tablettes ou sur les smartphones.

  • Le troisième constat, c’est l’intégration de service de plus haut niveau.

Le système d’information est fragmenté en deux grosses parties, la partie présentation et navigation et la partie service – donnée.

Je vois une partie orchestration, transformation, mise en œuvre apparaître entre les deux couches. On ajoute une intelligence métier, un intelligence événementiel, des relais marketing, des relais statistique. On ajoute un bus métier (ESB, OSB), un bus événementiel, des bus synchrones et asynchrones.

Je vois une partie super bus de service, un mixte entre l’authentification et exposition des services vers l’extérieur, passerelle de service. On parle de bus partenaire et prestataire.

Je vois une partie personnalisation

Dans les entreprises que je côtoie, je vois apparaître des plus en plus la notion de moteur de recherche, la notion de base de données NOSQL, de notion de profil utilisateur riche.

Par exemple,un utilisateur peut modifier un tableau de bord pour faire apparaître une donnée en premier,  un indicateur, ou un espace de travail. Les applications mettent le bien être et le travail de l’utilisateur au centre des préoccupations.

L’informatique intègre de plus en plus tôt les modes liés a internet.

La création des applications de gestion de la relation client, des besoins métiers à venir  gravite autour des cinq parties et des dernières vagues.

 J’ai réactualisé le schéma pour le faire correspondre à l’informatique de 2015.

Schéma

A propos Duarte TERENCIO

Chef de projet et Architecte J2EE - Portail d'entreprise - Cloud computing Vous trouverez plus d'information sur la page "Me contacter"
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Un commentaire pour Du web classique vers le cloud computing (six)

  1. Très intéressante retrospective !

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